
La troisième et dernière journée de commémoration du 25e anniversaire de la Guerre des Six Jours a eu lieu lundi 9 juin 2025, organisée par l’ONG AJDDH et ses partenaires, s’est conclue sur une note d’espoir et de détermination.
Des centaines de boyomais ont participé à une conférence-débat riche en enseignements.
L’événement a réuni des experts, abordant des questions cruciales liées à ce conflit tragique. Le Professeur Alphonse Maindo a analysé le problème persistant de l’impunité dans la région des Grands Lacs, soulignant la nécessité de traduire les responsables en justice.
Me Blaise Monduka de Ukumbusho a retracé le récit poignant des événements de la guerre, rappelant les souffrances endurées par les victimes.
Jean-Paul Nyindu acteur de la société civile a quant à lui exploré les enjeux, les défis et les perspectives de la justice transitionnelle, tandis que Clémence Kalibundji, rapporteur de FRIVAO, a présenté un aperçu des efforts d’indemnisation des victimes.
Pour Jedidia Mabela, Directeur exécutif de l’ONG AJDDH JDDH, cette commémoration a été un franc succès.
« Nous sommes satisfaits de cette commémoration, mais cela ne doit pas nous laisser distraits parce que la lutte vient de commencer. Il faut qu’on arrive à la justice », a déclaré JEDIDIA MABELA.
Il a souligné l’adhésion importante de la population à la campagne « 6 millions de voix pour la justice au Congo », une initiative menée en collaboration avec Amnesty International.
A l’en croire, ses activités ont également permis de mettre en lumière le récent rapport d’Amnesty International sur la Guerre des Six Jours, publié 25 ans après les faits.

Malgré la satisfaction des organisateurs, Mabela insiste sur le fait que la lutte pour la justice ne fait que commencer.
« La commémoration ne doit pas nous distraire », affirme-t-il, « il faut poursuivre nos efforts pour obtenir justice pour les victimes. »
L’AJDDH, en partenariat avec Ukumbusho, CPN et Amnesty International, reste déterminée à poursuivre sa campagne de sensibilisation sur la justice, la mémoire et la dignité pour les victimes de la Guerre des Six Jours. L’espoir demeure fort que la vérité soit révélée et que les responsables locaux et le Rwanda soient tenus pour responsables de leurs actes.
Jean-Claude FUNDI
