
En visite officielle à Kisangani depuis ce jeudi 6 novembre 2025, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a entamé une série de consultations de haut niveau dans la province de la Tshopo.
Il a eu un tête-à-tête avec Ghislain MOGENYA BARAKA, ministre provincial de la Fonction publiqu, assumant l’intérim du gouverneur de province où plusieurs questions brûlantes ont été évoquées.
Sécurité et stabilité politique au cœur des échanges
La situation sécuritaire de la Tshopo a été qualifiée de « relativement calme » par Ghislain MOGENYA. Cependant, c’est surtout la crise institutionnelle née de la motion contre le gouverneur Paulin Lendongolia qui a retenu l’attention.
Le ministre Guillaume Ngefa a été informé sur les voies judiciaires en cours, avec le gouverneur ayant saisi la Cour constitutionnelle, pendant que l’Assemblée provinciale s’en remet à la Cour de cassation.
Le cas FRIVAO : une zone d’ombre à éclaircir
Le ministre MOGENYA a également soulevé l’opacité persistante autour du Fonds de Réparation des Victimes des Atrocités de l’Ouganda (FRIVAO), censé indemniser les victimes de la guerre de Six Jours.
A en croire Ghislain MOGENYA, la province reste dans le flou sur qui en assure véritablement la gestion : le comité Mwarabu ou celui de Chançard Bolukola ?
« Quand la province veut s’informer, qui consulter ? », s’est interrogé le ministre provincial.
Il a sollicité l’implication directe du ministre de la Justice pour clarifier la tutelle et la gestion effective de cet établissement public, dont les victimes attendent encore des réponses.
Des solutions attendues sur les prisons et les parquets
Guillaume Ngefa a aussi été alerté sur la surpopulation carcérale à la prison centrale de Kisangani.
Des propositions de désengorgement ont été évoquées, notamment à travers la construction de parquets secondaires pour rapprocher la justice des justiciables.
Cette mission du ministre Guillaume Ngefa à Kisangani s’inscrit dans une volonté de renforcer l’État de droit, de restaurer la confiance dans les institutions judiciaires.
Les attentes sont grandes, notamment sur les clarifications à apporter dans la gestion du FRIVAO, et sur les suites juridiques des tensions institutionnelles.
Rédaction
