
Dans un poignant message de chagrin parvenu à Boyoma Info, la sénatrice Nikomba Sabangu Madeleine, fondatrice de la fondation Manik et propriétaire du centre médical Shukrani 1, a exprimé sa douleur suite au pillage de son établissement à Kisangani.
Ces événements tragiques de la nuit dernière constituent non seulement une agression contre les infrastructures de santé, mais aussi un affront inacceptable à la dignité humaine.
« C’est avec un cœur lourd que je m’adresse à vous », a-t-elle déclaré. L’attaque a laissé des lourdes conséquences, tant matérielles, financières que psychologiques. Une jeune infirmière stagiaire a été victime d’agression sexuelle sur son lieu de travail, un acte de violence qui résonne de manière particulièrement cruelle en ce mois de mars, symbole de lutte pour les droits des femmes.
La sénatrice a questionné l’avenir des femmes et des enfants de Kisangani, préoccupée par le climat actuel de peur et d’insécurité.
« Que sommes-nous devenus si même les hôpitaux, ces refuges où l’on vient chercher secours, deviennent des cibles de barbarie ?»
Nikomba Sabangu Madeleine a déclaré sa solidarité envers la victime et toute l’équipe du centre médical Shukrani 1, affirmant que le drame touche toute la ville de Kisangani.
Appellant à l’unité et à l’espoir, elle a fermement réitéré que, malgré l’état d’insécurité, Kisangani ne doit céder ni à la peur, ni à la résignation.
Madeleine Nikomba insiste sur la nécessité de se lever contre l’insécurité et les violences faites aux femmes, rappelant que « nous sommes des bâtisseurs d’une Kisangani plus juste et plus digne. »
L’élue de la Tshopo interpelle par ailleurs les autorités politico-judiciaires, le gouverneur de province et les forces de l’ordre à des enquêtes sérieuses et rigoureuses afin d’identifier et traduire en justice les auteurs de cette attaque abjecte.
Jean-Claude Fundi
