A l’occasion de la journée de commémoration de GENOCOST, dédiée aux victimes des guerres et agressions en République démocratique du Congo, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, a livré un message poignant, marqué par l’émotion et la révolte contre l’oubli.

Dans une déclaration empreinte de douleur, il affirme :
« Avec un cœur meurtri, j’allume une bougie pour honorer nos millions de victimes… Kisangani, ville martyre, se recueille et se souvient de son passé extrêmement douloureux. »

Le président de l’organe délibérant de la Tshopo rappelle que la province incarne les cicatrices d’un passé marqué par des conflits sanglants, notamment la guerre des Six Jours en 2000.

Il dénonce « plus de 30 ans de silence et d’indifférence de l’humanité » face aux atrocités commises, et appelle à une véritable justice réparatrice pour chaque goutte de sang versé.

À travers ce cri du cœur, Mateus Kanga exhorte la nation et la communauté internationale à rompre avec l’oubli, à reconnaître le martyre de Kisangani et à œuvrer pour que « jamais plus le sang de l’innocent ne soit versé en vain ».

Un message fort qui remet la mémoire collective au centre des combats pour la vérité, la justice et la dignité des Congolais.

En effet, le GENOCOST, la contraction de « génocide » et « coût », il est le lourd tribut humain et économique que le peuple congolais a payé à cause des guerres d’agression et de prédation.
C’est une journée qui vise à honorer les victimes, réclamer justice, et interpeller la conscience collective nationale et internationale.

 

Jean-Claude FUNDI

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