Quelques jours après avoir officialisé son départ de la communauté Viens et Vois–Nouvelle Vague de l’Évangile, le Révérend Pasteur Célestin Ngongo wa Ngongo fixe l’opinion et démonte les informations mensongères qui sont véhiculés sur la toile sur la décision qu’il a prise de quitter la communauté Viens et Vois.

Lors d’un point de presse organisé ce vendredi 29 mai à Kisangani, l’homme de Dieu a justifié sa décision en pointant du doigt des dysfonctionnements profonds. Il dénonce notamment un système qui, selon lui, a progressivement brisé l’unité et la communion fraternelle entre les serviteurs de Dieu.

​Après seize années passées au sein de cette structure religieuse, le pasteur affirme avoir atteint ses limites.

​« J’étais arrivé au bout de mon souffle. Pendant seize ans, j’ai patienté, espéré et supporté. Mais lorsque la situation devient insoutenable, il faut savoir prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré.

​Le Révérend Célestin Ngongo a toutefois tenu à clarifier la nature de sa démission en disant que son départ ne découle d’aucun conflit personnel avec le Bishop Félix Pogno, qu’il continue de considérer comme son père spirituel. Pour lui, la racine du problème est purement structurelle, liée au mode de gestion et au fonctionnement global de la communauté.

​« Je n’ai aucun problème particulier avec mon père Félix Ponyo. Je suis fatigué avec un système qui entrave ma liberté de travailler et qui s’éloigne des principes fondamentaux de la Bible », a-t-il soutenu.

​Au cours de son échange avec les journalistes, le pasteur démissionnaire a fustigé le manque de cohésion flagrant entre plusieurs hauts responsables ecclésiastiques de la communauté. Selon ses révélations, certains serviteurs de Dieu ne s’adressent plus la parole depuis des années, en dépit de leur appartenance à la même organisation.

​Cette situation constitue, à ses yeux, une violation majeure des enseignements bibliques axés sur l’amour, le partage et la fraternité.

​« Le principe biblique suprême au sein d’une communauté, c’est l’unité. Quand les serviteurs ne se parlent plus, ne se visitent plus et ne partagent plus rien ensemble, c’est le signe d’un problème profond », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, ​le Révérend Célestin Ngongo a également révélé que plus de vingt pasteurs et coordonnateurs de centres ont déjà choisi de s’associer à sa démarche. Face aux soupçons, il rejette fermement toute accusation de manipulation ou de débauchage.

​« Je n’ai influencé personne à me suivre. Chacun agit librement, en accord avec sa conscience et ses convictions profondes », a-t-il martelé.

​Pour la suite de son ministère, le pasteur a annoncé son retour vers sa communauté d’origine, dirigée par l’archevêque Léonard Lambalamba. Une décision qu’il qualifie de « retour aux sources » plutôt que de rupture avec sa foi.

​Par cette sortie médiatique, le Révérend Célestin Ngongo entend couper court aux spéculations et éclairer l’opinion publique sur les motivations réelles de son départ.

 

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