
Dans un contexte politique souvent dominé par les calculs personnels, les postures populistes et les affrontements stériles, rares sont les responsables publics capables de privilégier l’intérêt supérieur d’une province au détriment des intérêts immédiats. À la Tshopo, le député national et élu de Kisangani, Patrick Matata, vient une nouvelle fois de démontrer qu’un homme d’État se reconnaît dans sa capacité à tenir bon, même au cœur de la tempête.
Au plus fort du bras de fer entre le gouvernement provincial et l’Assemblée provinciale autour de la motion de censure visant le gouverneur Paulin Lendongolia, beaucoup avaient choisi la voie de la radicalisation. Les réseaux sociaux s’étaient transformés en tribunaux populaires. Les passions politiques prenaient le dessus sur la lucidité. Pourtant, Patrick Matata avait adopté une posture responsable : appeler au dialogue, à l’apaisement et à la stabilité institutionnelle.
À contre-courant des émotions du moment, il avait rappelé une vérité fondamentale : aucune province ne peut espérer amorcer son développement durable dans un climat de guerre institutionnelle permanente. La Tshopo, déjà confrontée à d’immenses défis sécuritaires et socio-économiques, avec en toile de fond la menace persistante de l’AFC/M23 dans l’Est du pays, ne pouvait se permettre une crise politique prolongée au sommet de ses institutions.
Cette position lui a valu critiques, attaques et procès d’intention. Certains ont tenté de réduire son engagement à de supposés intérêts personnels, allant jusqu’à l’accuser d’être instrumentalisé ou “soudoyé”. Mais le temps, ce juge implacable de la vie politique, vient aujourd’hui de rétablir la vérité.
Après des semaines de tensions, de procédures judiciaires et de divisions, les principaux protagonistes — le gouverneur Paulin Lendongolia et le président de l’Assemblée provinciale Mateus Kanga — se sont finalement retrouvés autour d’une même table à Kinshasa pour privilégier le dialogue et la paix institutionnelle. Exactement ce que Patrick Matata défendait depuis le début.
Cette évolution confirme une chose essentielle : l’élu de Kisangani n’avait pas choisi un camp politique ou un homme. Il avait choisi la stabilité des institutions provinciales comme socle du développement. Là réside toute la différence entre un acteur politique ordinaire et un véritable leader visionnaire.
Patrick Matata a compris avant beaucoup d’autres qu’une province ne se construit ni dans les querelles interminables ni dans les batailles d’ego. Elle se construit dans la continuité de l’action publique, dans la cohésion des institutions et dans la capacité des dirigeants à faire primer l’intérêt collectif sur les ambitions personnelles.
Son attitude traduit également une fidélité assumée à la vision du Président de la République Félix Tshisekedi, qui ne cesse d’appeler à la stabilité des institutions comme condition essentielle du développement du pays.
Dans une époque où beaucoup changent de position au gré des intérêts et des tendances, Patrick Matata aura eu le mérite rare de rester droit sur ses bottes. Avec constance, calme et responsabilité. Et aujourd’hui, les faits parlent pour lui.