
Une scène de liesse s’est transformée en drame à Kisangani lors de la célébration des résultats de l’examen d’État édition 2025. Un jeune a perdu la vie, tué par balle, et une autre personne blessée, dans des circonstances encore floues, suscitant colère et indignation dans l’opinion.
Réagissant à cette tragédie, le professeur Alphonse Maindo a livré un message poignant et lucide, appelant à un retour à la responsabilité collective.
« Triste et malheureux », commence-t-il, regrettant que la joie légitime d’obtenir le diplôme d’État ait dégénéré en chaos.
Il souligne que ce drame aurait pu être évité si les célébrations s’étaient déroulées dans le cadre familial, dans le respect des lois et de la sécurité publique.
« Nous sommes dans un contexte de guerre. Tout débordement peut être interprété comme une alerte par les forces de défense et de sécurité », avertit-il, appelant les parents à discipliner les enfants et inculquer une culture de célébration digne.
Le professeur pointe aussi la responsabilité des forces de sécurité, qui devraient selon lui utiliser des moyens non létaux pour rétablir l’ordre : « On ne chasse pas les mouches avec des marteaux », écrit-il avec amertume.
Il dénonce enfin l’anarchie sur les routes : motos surchargées, conducteurs sans casques, klaxons incessants, vitesse excessive…
« Tous les ans, des morts, des handicapés. Il faut aimer la vie et ne pas mettre les autres en danger », conclut-il.
Son message est un appel fort à la conscience collective, pour que l’euphorie ne coûte plus de vies et que la réussite académique rime avec sécurité, dignité et respect des règles.
Jean-Claude FUNDI