A l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux et de la tenue de son assemblée générale, le Centre médical Shoukrani a présenté le bilan de ses activités pour l’année 2025.

Dans une interview accordée à la presse, le médecin directeur, Trésor Lingombele, s’est félicité des résultats obtenus, tout en reconnaissant les défis auxquels la structure a été confrontée.

Près de 4 900 patients pris en charge en 2025

« L’année 2025 a été marquée par des moments forts et des moments de faiblesse », a déclaré le Dr Lingombele.

Sur le plan des performances médicales, le Centre médical Shoukrani a pris en charge environ 4 900 malades au cours de l’année écoulée. Ces patients ont été suivis dans plusieurs services, notamment les urgences, la psycho-obstétrique, la médecine interne, la chirurgie et la pédiatrie.

Le médecin directeur précise que la majorité des patients étaient de sexe féminin, traduisant une forte sollicitation des services liés à la santé maternelle.

Autre indicateur jugé satisfaisant : le taux global de décès s’élève à 1,6 %, un chiffre que la direction estime inférieur aux standards recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé.
« C’est un bilan globalement satisfaisant », a souligné le responsable.

Un cambriolage qui a marqué l’année

Mais l’année 2025 n’a pas été exempte d’épreuves. La nuit du 19 au 20 mars 2025, l’hôpital a été la cible d’un cambriolage perpétré par des individus mal intentionnés.
Des actes de pillage et de violation ont été enregistrés, causant des pertes matérielles importantes et affectant temporairement le fonctionnement normal de la structure.

Malgré cet épisode difficile, la direction affirme avoir maintenu la continuité des soins, grâce à la mobilisation du personnel et à l’appui des partenaires.

Des partenariats stratégiques au niveau national et international

Le Centre médical Shoukrani bénéficie de plusieurs partenariats stratégiques. Sur le plan national, la structure collabore avec le Centre Hospitalier Mère-Enfant Monkole, basé à Kinshasa.
A l’international, des collaborations ont été établies avec les Cliniques universitaires de Grenoble en France, les Cliniques universitaires de Séoul en Corée du Sud, ainsi qu’avec d’autres organisations humanitaires.
Ces partenariats permettent notamment la réception de matériels médicaux et le renforcement des capacités du personnel.

« Trois à quatre membres du personnel ont été formés à Kinshasa dans plusieurs domaines, et nous organisons chaque mois des formations locales sur différents thèmes », a précisé le Dr Lingombele.

Cap sur 2026 : dialyse, radiologie et néonatologie

Pour l’année 2026, le Centre médical Shoukrani affiche des ambitions claires : élargir son offre de soins et moderniser son plateau technique. Parmi les priorités annoncées figurent :
– La mise en place d’une unité de dialyse
– L’acquisition d’un appareil de radiographie
– Le développement de nouvelles analyses biologiques
– La création d’un service de néonatologie

Ces investissements visent à répondre aux besoins croissants de la population et à réduire les transferts vers d’autres structures.

Un appel au référencement des cas urgents

En conclusion, le médecin directeur a lancé un appel aux structures sanitaires disposant de moyens limités à référer les cas complexes, notamment en matière d’urgences et de réanimation, vers le Centre médical Shoukrani.
« Nous voulons aller encore plus loin en 2026 et offrir des soins toujours plus spécialisés et accessibles », a affirmé le Dr Trésor Lingombele, réaffirmant l’engagement de son établissement en faveur d’une prise en charge de qualité.

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