
Dans un communiqué de presse du 9 janvier 2025 parvenu à la rédaction de Boyoma info, l’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains (AJDDH) se dit préoccupée face à la question de la peine de mort en RDC.
Ce communiqué de presse qui porte la signature de Jacques Issongo son coordonnateur provincial, cette organisation non gouvernementale exprime son inquiétude face au maintien de la peine de mort dans le système judiciaire de la République Démocratique du Congo (RDC).
Elle stipule que cette préoccupation est particulièrement forte pour les personnes condamnées pour des actes de banditisme urbain, communément appelés « Kuluna ».
Des déclarations inquiétantes du ministre de la Justice
Pour AJDDH, les récentes déclarations du ministre de la Justice, Constant Mutamba, lors de ses visites en milieu carcéral, ont également suscité des inquiétudes.
L’ONG estime que les propos du ministre de la justice, jugés dégradants et contraires à l’éthique, soulèvent des questions sur le respect des droits humains au sein des institutions judiciaires.
Respect des engagements internationaux et nationaux
L’AJDDH rappelle que la RDC est signataire de plusieurs instruments internationaux, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Et de souligner que l’article 3 de cet instrument juridique proclame que « tout individu a droit à la vie », tandis que l’article 16 de la Constitution congolaise affirme que « la personne humaine est sacrée ». Ces principes rendent incompatible la peine de mort avec les valeurs fondamentales de justice et de dignité humaine, renchérit le coordonnateur provincial de AJDDH.
Une atteinte irréparable à la dignité humaine
Au-delà des implications juridiques note AJDDH, la peine de mort est perçue comme une atteinte irréparable à la dignité humaine. Elle perpétue un cycle de violence et d’injustice tout en privant souvent les condamnés, parfois innocents, d’une chance de réhabilitation.
A cette organisation citoyenne qui s’occupe des questions judiciaires de penser que les solutions durables à l’insécurité doivent passer par des réformes structurelles plutôt que par des mesures extrêmes.
Un appel à l’engagement citoyen
L’AJDDH appelle le gouvernement congolais à instaurer un moratoire sur la peine de mort, en vue d’une abolition définitive. L’ONG exhorte également les citoyens et les organisations de la société civile à se mobiliser pour défendre le droit à la vie et promouvoir une justice éthique.
AJDDH croit par ailleurs que la justice ne peut se construire sur la vengeance mais doit s’appuyer sur des bases éthiques qui préservent l’humanité de chaque individu.