
En pleine controverse autour de la motion de défiance contre le gouverneur Paulin Lendongolia, le conseiller juridique du gouverneur, Maître Dominique Kangamina, est monté au créneau pour défendre la légalité de l’intervention du VPM de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo.
Dans une déclaration ferme et argumentée, Maître Kangamina a dénoncé la confusion entretenue autour du rôle du ministre de l’Intérieur, rappelant qu’il ne s’agit en rien d’un acte politique, mais bien d’un contrôle de légalité, tel que prévu par la Constitution.
« Il ne s’agit pas d’un appui politique à un individu, mais d’une action administrative de légalité », a-t-il affirmé, en précisant que le ministre a agi dans le cadre de ses prérogatives, en vérifiant la régularité de la motion de défiance et en intervenant pour préserver l’équilibre institutionnel.
Le juriste a rappelé que, selon la loi congolaise, la motion de censure visant un gouvernement provincial relève du Président de la République, tandis que la motion de défiance contre un gouverneur est du ressort du ministre de l’Intérieur.
Pour lui, la démarche de Jacquemain Shabani vise avant tout à garantir la continuité de l’État et la stabilité des institutions provinciales, en empêchant des procédures expéditives ou irrégulières de déstabiliser les exécutifs.
Appelant à ramener le débat sur le terrain du droit, Maître Kangamina met en garde contre les interprétations partisanes qui risquent d’envenimer la situation.
« La Tshopo a besoin de sérénité, pas de bras de fer institutionnels », conclut-il.
Cette sortie vient recentrer le débat sur les fondements juridiques de l’action du pouvoir central, dans une province où les tensions politiques restent vives.
Rédaction