A l’occasion du 25e anniversaire de la guerre de six jours à Kisangani, Jedidia Mabela, directeur exécutif de l’ONG AJDDH, a lancé un appel vibrant aux autorités congolaises et à la communauté internationale pour que justice soit enfin rendue aux victimes.

« Aujourd’hui, la RDC siège comme membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. C’est une opportunité stratégique que le Président de la République doit capitaliser pour exiger l’ouverture d’un Tribunal Pénal International pour le Congo », a déclaré Mabela, pointant directement le Rwanda comme responsable impuni des crimes perpétrés à Kisangani en juin 2000.

Le directeur exécutif de l’AJDDH interpelle également le gouvernement congolais sur l’impunité persistante.
« Il faut une politique claire qui empêche les criminels d’occuper des postes dans les institutions politiques, militaires et administratives », a-t-il insisté.

Autre point sensible abordé : la gestion opaque des fonds publics.
L’AJDDH remet en question l’utilisation de 9 millions puis 50 millions de dollars annoncés pour la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, alors que Kisangani reste plongée dans le noir.

Enfin, Jedidia Mabela a annoncé la campagne « 6 millions de voix pour la justice au Congo », une campagne nationale d’adhésion citoyenne à un mémorandum pour la vérité, la justice et la mémoire.

Un quart de siècle après les massacres, la voix des survivants s’élève encore, plus forte et déterminée que jamais.

Jean-Claude FUNDI

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